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Pour prolonger notre billet sur le roman "La Grande Arche" et la cariatide qui orne la façade du 57 rue de Turbigo, on nous signale le court-métrage d'Agnès Varda (1984). Une perle !

Le court-métrage (qui dure 11 minutes) est visionable ici.

Le nu, dans la rue, est plus souvent en bronze qu’en peau humaine, plus souvent en pierre qu’en chair. Et l’on voit sans étonnement des dames dévêtues éclairer des trottoirs ou décorer des immeubles de façon gracieuse et lascive.

J’aime, plus encore que les coquines, femmes-fleurs, sirènes pâles ou bronzées, j’aime les statues servant de colonnes humaines, les porteuses de portes ou de linteaux, de chapiteaux ou de balcons, les dites cariatides. Vitruve, architecte romain, raconte leur origine. Les Cariates, habitants de Karyes, ville du Péloponèse, s’étaient joints aux Perses qui faisaient la guerre aux autres peuples de la Grèce. Les Grecs, vainqueurs des Perses, se vengèrent des Cariates collabos et détruisirent la ville. Les hommes furent passés au fil de l’épée, et les femmes amenées comme esclaves. On les fit défiler, en cortège, comme un butin de guerre exhibé triomphalement. Du moins les dames de qualité, avec leurs belles robes et leurs ornements. Et pour montrer comment on avait puni les femmes d’une ville-traître, les architectes de ce temps-là, au lieu de colonnes, mirent ces sortes de statues aux édifices publics.

(...)






Merci, Guillaume H. !

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