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Mot-clé - Nexity

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lundi, 30 mars 2015

Blablacar, Vinci, Orange, Nexity et la route intelligente

"Vinci Autoroutes s'allie avec Blablacar pour conserver ses automobilistes", titrait la Tribune le 26 mars dernier. Vinci offrira désormais gratuitement l'abonnement à la carte de télépéage aux membres de Blablacar. Si l'intérêt de Blablacar est manifeste (Vinci s'engage notamment à communiquer sur le service de Blablacar), l'intérêt de Vinci s'explique par la menace des deux produits de substitution que sont : la route plutôt que l'autoroute si celle-ci est perçue trop chère, et le train - surtout lorsque la SNCF lance des offres pour justement riposter au covoiturage.

blablacar

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vendredi, 8 novembre 2013

Moins de public, plus de privé /// intervention Ecole d'architecture

Décidément, le thème de la "privatisation de la ville" est à la mode ! Le 11 octobre dernier, nous intervenions aux rencontres de l'Institut de la Construction et de l'Habitat (ICH) à Nantes sur le thème de "la privatisation du projet urbain". Et, ce 7 novembre, nous avons introduit le séminaire "Moins de public, plus de privé" organisé par l'Ecole d'Architecture de la ville et des territoires, le CAUE 77 et l'Institut Français d'Urbanisme.

On trouvera ci-après des extraits du support de présentation. L'intégralité du support est disponible sur demande adressée à ibicity@ibicity.fr.


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samedi, 12 octobre 2013

La ville sur mesure, ou l’évolution de l'aménagement

Comment le métier de l’aménageur évolue-t-il dans le nouveau contexte de fabrication des villes ? Pourquoi et comment se montent les partenariats entre aménageurs et promoteurs ? Quel est l’impact de la crise sur les projets d’aménagement ?

Telles sont quelques unes des questions que nous avons posées à Isabelle Vallentin, Directrice Générale de Sequano, l’une des plus importantes et innovantes SEM en Ile-de-France.

couv Vallentin

Extrait - Sur l’évolution du métier de l’aménageur

Il y a dix ans, les métiers se déroulaient les uns après les autres : la collectivité locale faisait appel à un aménageur, qui faisait appel à un promoteur, qui faisait appel à des investisseurs, qui faisaient appel à des utilisateurs. Aujourd’hui, une opération ne se déroule plus comme cela : lorsque la collectivité commence à réfléchir, elle a souvent déjà des contacts avec des utilisateurs. Je peux prendre un autre exemple. Nous devons lancer une opération sur laquelle seront construits des bureaux. Il y a dix ans, nous aurions d’abord finalisé le projet d’aménagement, puis nous aurions sélectionné des promoteurs, charge à eux de traiter ensuite avec les investisseurs. Aujourd’hui, nous lançons des consultations promoteurs-investisseurs avant même que le dossier de réalisation de la ZAC ne soit terminé. Ce genre de pratique n’est pas révolutionnaire, mais pourtant, il y a dix ans, cela ne se faisait pas. De même, auparavant, je ne rencontrais que rarement les investisseurs. Mais si l’aménageur reste dans sa tour d’ivoire, s’il fixe d’une manière rigide le déroulé de l’opération, s’il dessine un plan masse intangible et fixe des contraintes précises et non négociables aux opérateurs, alors cela crée des plans monotones qui n’évoluent pas.


Extrait – Sur l’impact de la crise

De manière générale, sur l’ensemble de nos opérations en Seine-Saint-Denis, le principe est celui d’une mixité fonctionnelle à l’îlot, et, plus largement, on travaille évidemment sur des quartiers de ville avec toutes les fonctions. Or la crise menace la mise en œuvre opérationnelle de ce principe. En effet, en ce qui concerne les logements, les volumes de production ont certes baissé, mais les promoteurs souhaitent encore en développer. Par contre, la production de bureaux a fortement ralenti. Ceci est lié à la crise mais aussi au fait que la Seine Saint-Denis subit de plein fouet l’augmentation de la « taxe bureau », alors même que le coût de développement des opérations sur ce territoire est élevé. Il est donc difficile d’avoir des prix de sortie de bureau très attractifs. J’espère que, s’agissant des bureaux, cette situation est conjoncturelle. Par contre, la question des commerces en rez-de-chaussée est un sujet structurel. Beaucoup de commerces sont en difficulté compte tenu de la crise et cela va à l’encontre d’une ville équilibrée. Le sujet commerces est très compliqué car les usages changent.


Extrait – Sur la viabilité économique de l’aménagement

Avant subventions des collectivités locales, les opérations que nous développons actuellement sont effectivement déficitaires. Ce sont les villes qui participent au déficit de l’opération pour tenir la qualité des projets et la mixité sociale voulue par les élus. Cela s’explique par le fait que le foncier est cher, la dépollution compliquée, et donc les équations complexes. Donc nous n’avons pas d’opérations qui rap- portent des bénéfices. Mais un opérateur public n’est pas là pour du court-terme. La richesse est ailleurs que dans le bilan, mais elle existe.


L’interview est publiée dans Etudes Foncières et est téléchargeable ici.

Source : « La ville sur mesure » - Interview d’Isabelle Vallentin – Etudes Foncières septembre-octobre 2013


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dimanche, 12 mai 2013

Commentaire d'affiche - marketer le Grand Paris

En quoi cette affiche, métro Le Peletier à Paris, témoigne-t-elle des effets du Grand Paris, et de la financiarisation de l'immobilier ?

photo commentaire affiche

Pour le savoir, lire le "commentaire d'affiche" que nous venons de publier dans la revue Etudes Foncières !


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jeudi, 28 juin 2012

Urbanisme banalisé ?

"Faute de moyens financiers, techniques et humains, nombre de collectivités confient au privé l'aménagement et la construction d'ensembles de plus en plus grands, au risque d'une ville sans qualité". Les Echos de ce jour s'intéressent à ces nouvelles pratiques et citent l'interview de Françoise Fromonot, que nous avons publiée dans la dernière revue Etudes Foncières (cf. ici).

Image 28-6-2012

Extrait :

"La plupart des grandes opérations urbaines font ainsi l'objet de ce que Nicolas Michelin nomme "l'urbanisme négocié". Moins de dix acteurs sont de taille pourtant : Nexity, Icade, les filiales immobilières des banques, BNP Paribas en tête, et celles des trois majors de la construction. L'avantage est double : le contournement des marchés publics obligatoires pour une collectivité et des chantiers plus rapides : sauf recours ou empêchement technique, le maître d'ouvrage a tout intérêt à valoriser au plus vite les terrains acquis".



Sur ce sujet, voire également nos articles : "La nouvelle privatisation des villes" (Esprit, mars-avril 2011) (voir aussi le billet ici), et "L'aménagement métropolitain sous contrainte financière" (Urbanisme, mai-juin 2012) (Téléchargeables ici).

"Faute de moyens, les villes se convertissent à un urbanisme banalisé" - Les Echos - 28 juin 2012

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mercredi, 16 mai 2012

Gurgaon, ville privée à l'indienne

Le Monde daté d'hier consacre une pleine page à Gurgaon, cette ville "privée" de plus de 1,5 millions d'habitants située à une trentaine de kilomètres de Delhi.

Premier extrait :

"Le modèle de Gurgaon symbolise cette nouvelle urbanisation de l'Inde, menée par les seuls promoteurs immobiliers, sans planification, à l'écart de toute gouvernance publique. "L'Inde est dans ses villages" avait coutume de dire Gandhi. Depuis son indépendance, le pays n'a jamais fait de la politique de la ville sa priorité. Mais avec la deuxième plus forte croissance économique du monde, les agglomérations sont devenues incontournables. D'après les prévisions du cabinet McKinsey, le pays devrait compter, d'ici 2030, 68 villes de plus d'un million d'habitants, soit le double de l'Europe".

Second extrait (interview du géographe Frédéric Landy) :

"Les riches font sécession : ils se coupent de la société, de la vie démocratique. Ils se contentent de gouvernements technocratiques, les promoteurs assurant les fonctions de municipalité. Ainsi, ils ne font plus pression sur les pouvoirs publics pour forcer l'amélioration des autres quartiers. C'est grave, car l'histoire du développement des villes en occident, au XIXè siècle, s'est faite par la pression des bourgeois sur l'Etat pour obtenir des progrès sanitaires, et ainsi les protéger des épidémies".

Nous avions visité Gurgaon, fin 2009, dans le cadre d'une mission prospective pour PSA sur les villes indiennes. Cette visite, suivie notamment de celles d'Hyderabad et de Mumbaï (Bombay), nous avait conduit à publier une tribune dans le Monde : "Grand Paris ou grand écart : la ville de l'après-Kyoto ne doit pas être celle de l'avant-Mumbaï" (téléchargeable ici) :

"Avec ses enjeux urbains exacerbés, Mumbai fonctionne comme un miroir grossissant de l'évolution des plus grandes villes mondiales, et nous ramène à... Paris. En premier lieu, Mumbai nous montre que la qualité du cadre de vie peut ne pas être la finalité première des politiques urbaines. Là-bas, le développement urbain est d'abord un outil de développement économique. Selon "Mumbai vision", le plan de développement élaboré par la société de conseil McKinsey pour le compte de l'autorité métropolitaine, il doit permettre d'inscrire la capitale économique indienne dans la compétition internationale entre villes ; il faut "embellir" la ville, réduire les "slums" (bidonvilles), la rendre attractive pour les entreprises et les cadres, notamment étrangers, et résoudre les problèmes de congestion automobile et d'insuffisance énergétique qui l'empêchent de fonctionner."

Gurgaon

Cela nous avait aussi conduit à nous interroger (dans un texte non publié) sur la place de l'urbaniste. Nous écrivions alors - mais cela est encore plus vrai aujourd'hui : "La ville change. Les mécanismes de production urbaine sont aujourd’hui en plein bouleversement sous l’effet de trois phénomènes conjugués : recomposition des acteurs publics et privés, nouvelles logiques du développement durable et développement des nouvelles technologies. Dans ce contexte, l’urbaniste voit sa place se modifier au point d’être menacé de décrochage : la plupart de ceux qui font la ville aujourd’hui ne sont pas « urbanistes ». Qu’on en juge. Avant, Le Corbusier dessinait la ville nouvelle de Chandigarh, maintenant ce sont des promoteurs privés (DLF à Gurgaon), des entreprises technologiques (Cisco à Bengalore) ou des cabinets de conseil en stratégie (McKinsey à Mumbai) qui conçoivent les villes indiennes. C’est également le cas en France : le quartier des Berges du Lac à Bordeaux est piloté par Bouygues, les Docks de Saint-Ouen par Nexity, Unibail influence fortement le projet du Forum des Halles à Paris… Cette évolution s’explique pour deux raisons. D’abord, l’urbaniste se limite souvent à une approche spatiale de la ville. Or, celle-ci n’est pas forcément la plus adaptée, qu’il s’agisse de résoudre les problèmes des quartiers sensibles (« pour casser les ghettos, il faut s’occuper autant des gens que des lieux » ) ou de rendre le territoire compétitif sur le plan économique. De plus, le rôle de l’urbaniste se situe habituellement, en amont du projet urbain, auprès de la collectivité locale ou de l’aménageur public. Mais le processus de fabrication de la ville est de moins en moins séquentiel et résulte désormais d’un système d’acteurs complexe : de nouveaux « intégrateurs urbains » font leur apparition, qui rentrent dans le champ de l’urbain par la gestion de l’énergie (Veolia, Suez, Siemens), par les systèmes d’information (IBM, Google) ou par le financement (promoteurs et investisseurs immobiliers)". (...)

Sources : ''Gurgaon, symbole terni des villes privées indiennes" - Le Monde - 15 mai 2012 "Grand Paris ou grand écart : la ville de l'après-Kyoto ne doit pas être celle de l'avant-Mumbaï" - Isabelle Baraud-Serfaty - LeMonde.fr - 26 novembre 2009''

mercredi, 7 avril 2010

La ville durable, nouvelle frontière pour les entreprises

« Pourquoi le coton bio », « Un café sans gobelet », « Une seconde vie pour vos livres », « Parcours éco-citoyen à dos de poney »… Tandis que l’Etat vient de surseoir à la mise en œuvre de la taxe carbone, le programme des manifestations de la « semaine du développement durable » qui a démarré ce 1er avril peut parfois prêter à sourire mais il témoigne d’un engouement populaire indéniable pour ce nouvel impératif. Parallèlement, la présence de grands groupes parmi les partenaires de l’opération est le signe que la conversion des entreprises au développement durable a bien eu lieu, au moins dans les discours – ce qui est déjà un point de départ – sinon dans les actes. Surtout, une autre conversion, plus discrète mais très significative, est en train d’émerger : de plus en plus, les entreprises se définissent comme des acteurs de la ville – durable, cela va de soi.

© Veolia Images de publicités du groupe Véolia visant à montrer des villes copiant la nature

Un tel affichage n’est pas surprenant quand il émane de groupes spécialisés sur les services urbains (cf. ci-dessus la récente campagne de publicité de Veolia sur fond de villes vues du ciel) ou l’immobilier (il y a quelques années, Nexity se vantait de construire chaque année l’équivalent d’une ville comme Biarritz). Il est en revanche très novateur lorsqu’il est porté par des entreprises dont le cœur de métier semble de prime abord plus éloigné des enjeux urbains. Siemens, l’un des premiers fabricants mondiaux d’équipements électriques et électroniques, constitue ainsi un cas d’école : son mot d’ordre est désormais « innover pour une ville durable » (cf. Les Echos du 22 mars 2010), c’était l’un des principaux partenaires du Forum Urbain Mondial qui vient de s’achever à Rio sous l’égide de l’ONU-Habitat, et son nouveau site internet est le reflet de cette ambition : la dimension urbaine est dorénavant au cœur de la stratégie du groupe allemand. Même si c’est à un moindre degré, d’autres exemples témoignent de cette nouvelle tendance : en France, Vinci ou PSA ont mis en place des think-tank urbains et BNP Paribas a récemment fait une vaste campagne publicitaire dans la presse écrite pour rappeler qu’il est le premier employeur privé de Seine-Saint-Denis.

Site internet Siemens - 12-4-2010

Pour une entreprise, se définir comme un acteur des villes, c’est d’abord une stratégie commerciale qui prend acte du fait que, sous l’effet de l’urbanisation et de l’affaiblissement du niveau national, les autorités publiques locales sont devenues, un peu partout dans le monde, des entités politiques et économiques puissantes et autonomes (il est par exemple significatif que des villes aient directement ratifié le protocole de Kyoto). Or, sous l’effet conjugué d’une diminution de leurs moyens financiers et techniques, et de politiques publiques favorables aux partenariats public-privé, ces autorités municipales ou régionales ont de plus en plus recours à des partenaires privés qu’elles choisiront d’autant plus volontiers qu’ils leur proposeront des solutions clefs-en-main. Se définir comme un acteur des villes, c’est aussi s’affirmer comme une entreprise citoyenne : par exemple, les grandes groupes de distribution sont de plus en plus souvent accusés de produire une « France moche » et ont tout intérêt à désamorcer ces critiques.

Télérama - du 13 au 19 février 2010

Mais la conversion des entreprises à la ville durable n’est pas qu’un enjeu de business. Elle permet surtout de « refonder la fabrique de la ville » et de répondre ainsi à l’injonction lancée fin mars à Rio par l’ONU (cf. Le Monde du 28-29 mars 2010). Car, en se construisant comme acteur de la ville durable, les entreprises désignent les villes (au sens institutionnel) comme l’une de leurs principales parties-prenantes, et, réciproquement, elles se revendiquent elles-mêmes comme parties-prenantes des villes. Elles jettent ainsi les bases qui permettront d’inventer les nouveaux modèles économiques de la ville durable, qui sont une condition de sa faisabilité au moins aussi nécessaire que les appels à la vertu. En matière de ville durable comme de déchets, le taux de rendement interne (T.R.I.) importe autant que le tri !


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