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jeudi, 14 mars 2013

Les vrais maîtres de la ville

Le Nouvel Observateur de cette semaine fait sa une sur les "nouveaux maîtres du monde".

maitres de la ville

couverture nouvel obs

On pense naturellement au film Logorama, ici.

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vendredi, 16 novembre 2012

Culture : "le privé a pris le pas sur le public"

Le Monde s'interroge sur la forte diminution du budget culturel initiée par le gouvernement. A cette occasion, il constate deux évolutions majeures : la privatisation de la culture et le transfert du pouvoir de l'Etat aux collectivités territoriales.

"Car le champ culturel a en effet changé. En quinze ans, son centre de gravité s'est déplacé. Internet a affolé les boussoles, déplacé les frontières. Du public au privé, du national au global, du réel au virtuel. Aujourd'hui les géants de la culture ne s'appellent plus le Louvre, le Metropolitan Opera à New-York ou la Royal Shakespeare Company en Angleterre, ni même Universal Music ou Columbia Pictures, les majors américaines.

inside amazon

Au coeur de la distribution de produits culturels trônent Amazon et ses livres, Apple et sa musique en ligne, Google et ses vidéos, ses films, son musée virtuel. Des firmes qui, il y a encore quinze ans, ne pesaient rien dans le secteur, quand seulement elles existaient. L'obsession de la ministre "de la culture et de la communication" n'est plus les artistes ni même la démocratisation culturelle mais les industries culturelles : tout ce champ sur lequel le ministère n'a que peu de prises tant il a été investi par des entreprises privées, parfois tentaculaires, aux règles et aux valeurs bien éloignées des siennes".

On a apprend aussi que : "Sur les quelque 10 milliards de dépense publique annuelle consacrée à la culture en France, l'Etat en alloue 3 quand les collectivités en accordent presque 7".

Source : "La gauche a-t-elle trahi la culture ?" - Le Monde - Samedi 17 novembre 2012


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jeudi, 18 août 2011

Microsoft se lance... dans le chauffage collectif

Alors que l'énergie est devenue le plus grand dénominateur commun de nombre d'activités (cf. ici), les frontières entre secteurs continuent à se brouiller. C'est ainsi que, selon la Tribune, "les chercheurs du numéro un des logiciels suggèrent d'utiliser la chaleur dégagée par les "data centers" des géants de l'Internet pour chauffer des immeubles d'habitation".

Case studies Caractéristiques des fermes de serveurs - Greenpeace - Mars 2010


Toujours selon la Tribune :

"Grands comme plusieurs terrains de football, les "data centers" (centres de données) de Google, Amazon, Microsoft et de l'ensemble des autres fournisseurs de services de "cloud computing", où sont stockées les données d'entreprises et de particuliers, ne représentent pas moins d'un quart de la facture d'électricité du secteur de la high tech, à l'échelle mondiale. Notamment en raison des systèmes utilisés par les "data centers" pour refroidir leurs milliers de serveurs, qui dégagent une chaleur considérable. (...)

Sur le plan technique, les énormes centres de données de fournisseurs de "cloud computing" seraient divisés en petits "data centers" comprenant quelques dizaines de serveurs. Lesquels seraient installés dans des immeubles de bureaux et d'habitation, et raccordés au système informatique du fournisseur de "cloud" par internet. "D'une température de 40 à 50 degrés, la chaleur rejetée par les serveurs est parfaite pour le chauffage collectif", assure l'étude".


"Microsoft veut se lancer dans... le chauffage collectif" - La Tribune - 3 août 2011 - Article ici
Rapport Microsoft "The Data Furnace : Heating Up with Cloud Computing" : ici


Concernant plus spécifiquement l'empreinte carbone du "cloud computing", on se reportera au rapport publié par Greenpeace en mars 2010 : "Make IT green". Greenpeace


Enfin, pour mieux visualiser ce que représente physiquement un centre de données, voici, ci-dessous, une image du projet de datacenter développé par Telehouse en 2009 à Magny-Les-Hameaux, à 30 kilomètres de Paris*.

Data center magny

  • source : http://datacenter.silicon.fr/telehouse-france-poursuit-le-developpement-de-son-troisieme-centre-de-donnees-925.html

mardi, 8 juin 2010

Et si Los Angeles devenait la capitale du vélo ? Et si IBM développait des villes intelligentes ? Et si .... ?

La ville de Los Angeles a lancé un vaste programme de construction de pistes cyclables et même de vestiaires et de cabines de douches ! Cette conversion spectaculaire de Los Angeles au développement durable est l'un des meilleurs exemples, selon Businessweek, du fait que les villes - et non les états - sont aux avant-postes de la lutte contre le réchauffement climatique. Cela confirme l'analyse, déjà évoquée ici ou ailleurs, d'un ré-étalonnage de l'Etat et d'une montée en régime des autorités locales.

Cet article ouvre un intéressant dossier consacré aux énergies propres. Le lecteur est bien sûr invité à lire ce dossier, mais, plus encore, une pleine page de publicité le convie à visiter le site d'IBM dédié aux villes plus intelligentes "smarter cities". Page businessweek

Voici donc un exemple supplémentaire de l'entrée d'entreprises comme IBM, Intel (cf. par exemple Living Environment Lab), Google ou encore Siemens dans le champ de l'urbain. En attendant de mesurer l'impact de ces nouveaux acteurs sur les formes urbaines, allons voir ces sites qui regorgent d'exemples innovants.

Bloomberg businessweek - June 7, 2010 (The greening of the metropolis)

mardi, 1 juin 2010

Nouvelles logiques urbaines

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer la mise en place de nouvelles logiques de production de la ville, sous l’effet d’une triple émergence : un nouveau contexte urbain, de nouveaux acteurs, et de nouvelles technologies.

L’exemple d’ERG, entreprise spécialisée dans la billettique de transports, est à cet égard significatif. Elle vient en effet de gagner un contrat de PPP avec le Syndicat Mixte des transports collectifs de l’Oise (SMTCO) pour un système intégré de services à la mobilité, en partenariat avec Cityway (filiale de Veolia Transport). Concrètement, en 2012, les habitants de l'Oise auront une carte à puce unique pour voyager sur les cars départementaux et régionaux, les bus urbains, les minibus et véhicules légers de transport à la demande. Le département prévoit aussi de créer une centrale d'information et de réservation de tous les autres modes de transport disponibles (covoiturage, taxis, transports à la demande).

Cet exemple illustre plusieurs mouvements de fond.


© PASMO - Ensemble des transports (ferrys, métros, bus, trains) pouvant être emoruntés dans la région de Tokyo grace à une carte unique ©PASMO

Le premier, c’est l’importance de l’aval dans le processus de production de la ville. Dans la chaîne de création de valeur, l’interface avec le client (billets, informations) devient de plus en plus stratégique. On retrouve ici l’idée d’une évolution d’une approche « offre de produits » vers une approche « solution ». L’individu, qui voyage de plus en plus à l’échelle de l’agglomération, utilise plusieurs modes (bus, métro, vélo…) et souhaite que cela se fasse de la manière la plus simple possible. Pour lui, peu importe que ces modes de transport soient exploités par différents opérateurs, ce qui compte, c’est l’usage qu’il en a.

Ainsi, c’est le deuxième mouvement de fond, on assiste à une sorte d’ « intercommunalité à l’envers » : c’est par l’aval que se gère désormais la coordination des politiques de transport (on nous objectera que c’est un syndicat mixte des transports qui a lancé ce PPP, mais c’est bien qu’il s’agit de rattraper une inter-collectivités qui ne s’était pas faite plus en amont).

intercommunalité à l'envers

Dans ce contexte - c’est le troisième point-clé -, les entreprises des nouvelles technologies sont à l’avant-garde de l’évolution en cours. Elles sont ainsi progressivement en train de rentrer dans le champ de l’urbain. En permettant l’inter-opérabilité (faire en sorte de coordonner différents opérateurs de transport), elles deviennent les nouveaux ensembliers urbains.

Businessweek

Parallèlement, elles permettent l’émergence de nouveaux services qui rapprochent les citoyens des gouvernements. Ainsi, selon Businessweek, les « Dot-Gov Sartups » seront à l’origine du prochain boom d’Internet : de plus en plus d’entreprises numériques proposent des applications qui permettent de capitaliser sur des données produites par des internautes afin d’améliorer les services publics. Les exemples cités sont américains, mais en France, de nombreuses collectivités font déjà appel à de tels services, comme Rennes, avec Keolis, ou Nantes.

Ainsi, de même que l’i-phone devient la porte d’entrée des applications développées par les autres acteurs, qui sait si, demain, Google, ne sera pas l’un des principaux fabricants de l’urbain ?

Les Echos - 27 mai 2010 - Transports : ERG France associe billettique et PPP.
Bloomberg Businessweek - May 31 - June 6, 2010 - The Next Internet Boom: Dot-Gov Startups