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Nanterre Coeur de Quartier : maquette (en chocolat) d’un projet intégré

Le projet Nanterre Coeur de Quartier est sans doute un des projets urbains les plus intéressants du moment. Localisé sur le territoire de Nanterre, près de l’Université et en bordure des voies ferrées, c’est un projet qui totalise 73.000 m2 de plancher sur une emprise de 2,5 hectares, totalement mixte avec environ 500 logements, des bureaux, des commerces, un cinéma, et un parking ouvert au public de 700 places.

Il est particulièrement significatif des évolutions de la fabrique urbaine, que nous avons décrites ici, marquées par une recomposition du rôle des acteurs publics et privés et la mise en oeuvre de démarches plus partenariales et intégrées, comme l’illustre le schéma ci-dessous.

schema Nanterre, déc. 2014
© I. Baraud-Serfaty

C’est la raison pour laquelle nous avons été invités à mettre ce projet en perspective lors du Salon de l’immobilier d’entreprise (SIMI), le 3 décembre dernier, avec un principe fort : donner à voir, non pas la dimension formelle du projet, mais bien sa dimension “process”, autrement dit sa mise en oeuvre.

Pour cela, la conférence réunissait :
– Patrick Jarry, maire de Nanterre
– Marie Jorio, Directrice de la coordination des projets, directrice opérationnelle, à l’EPADESA
– François Leclercq, urbaniste
– Eric Mazoyer, Directeur Général Délégué de Bouygues Immobilier, maître d’ouvrage du projet.

photo Nanterre, déc. 2014

Après avoir caractérisé le jeu d’acteurs sur ce projet, le débat s’est structuré autour des quatre points suivants :
– les raisons d’une démarche intégrée Urbanera – Urbanera est l’entité de Bouygues Immobilier qui porte ces grands projets intégrés
– la mise en oeuvre d’une telle démarche, avec notamment l’importance du dialogue compétitif
– les limites de ce type de démarche
– les conditions de reproductibilité d’une telle approche.

Pour quelle raison la ville de Nanterre a-t-elle choisi de recourir à un opérateur unique plutôt qu’à plusieurs opérateurs ?
Comment Bouygues Immobilier s’organise-t-il pour traiter de ce projet complexe ?
Y-a-t-il un bilan unique ou des bilans par sous-opérations ?
En quoi la dimension commerciale en même temps que les enjeux d’innovation ont-ils structuré le projet ?
Qu’est ce que cela change pour François Leclercq d’avoir comme client Bouygues Immobilier plutôt que l’EPADESA ?
Quels sont les avantages de la procédure de dialogue compétitif ?
Est-ce que l’EPADESA est en train de donner les clefs du projet à Bouygues Immobilier ?
Est-on sur un projet de type macro-lot non évolutif ?
Comment la greffe s’opère-t-elle avec la ville existante ?

Telles sont quelques unes des questions auxquelles les différents intervenants ont répondu en donnant à voir un projet largement co-construit et… d’autant plus alléchant que nous avons tous ensuite été invités à déguster la maquette en chocolat du projet !

maquette chocolat, déc. 2014