Forcément, c'est avec beaucoup d'intérêt que nous avons lue l'interview de Ludovic Halbert parue dans les Echos d'hier, qui fait écho à "la ville des promesses" que nous évoquions dans notre billet précédent.

Extrait :

"Les investisseurs financiers renvoient l'image d'acteurs qui refusent d'être ancrés quelque part. A quelques exceptions près, ces acteurs immobiliers ne semblent pas souhaiter participer explicitement aux grands débats sur le développement urbain alors qu'ils en sont devenus, dans les faits, des acteurs de premier plan. Pour autant, le nuage de capitaux volant d'une ville à l'autre au gré des cycles immobiliers ne reflète qu'une partie de la réalité, d'ailleurs entretenue par la profession elle-même. Le marché tertiaire d'Ile de France est le second en Europe, les grands investisseurs n'ont d'autre choix que d'y être présents s'ils veulent appliquer le principe de diversification géographique des investissements. Ceci peut encourager les collectivités locales à s'organiser pour négocier avec eux plutôt que de subir leurs exigences. Aujourd'hui, ils sont en position pour faire « leur » marché, n'hésitant pas, parfois, à jouer de la concurrence entre des communes qui pourraient les accueillir. Ces acteurs savent s'organiser en lobbies pour préserver leurs intérêts. Ils sont moins prompts semble-t-il à intervenir collectivement dans le débat public, notamment sur le Grand Paris, alors que la place qu'ils occupent dans certains territoires le justifierait".

Téléchargez ici l'interview complète. "Les investisseurs ne prennent en compte qu'une partie des besoins" - Interview de Ludovic Halbert - Les Echos - 8 mars 2012

Ci-dessous, un stand russe au MIPIM, mars 2012.

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Voir aussi le billet sur "la ville des promesses"

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